Visites et Séjours touristiques à Dourdan

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Dourdannais célèbres

Michel Audiard, Charles Péguy et bien d'autres

De toutes les époques et tous les horizons de nombreuses personnalités sont liées à notre ville de Dourdan ! 

Michel Audiard (20e)

"La vérité n'est jamais amusante sinon tout le monde la dirait" - Michel Audiard

Né à Paris en 1920, Michel Audiard est un scénariste populaire attirant les foudres des jeunes cinéastes de la Nouvelle Vague pour lesquels, il symbolise le « cinéma de papa ». Il écrit notamment pour des grands du cinéma tel Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Francis Blanche, Jean Gabin, Jean Lefebvre… A partir de 1975, suite au décès de son fils, il conserve une profonde tristesse qui donne à son œuvre une tonalité plus sombre même s’il continue de participer à de gros succès populaires. Il obtient enfin la reconnaissance de ses pairs en remportant le César du meilleur scénario en 1982 pour « Garde à vue ». Il meurt le 28 juillet 1985 dans sa maison de Dourdan. Les dialogues des films scénarisés par Michel Audiard font l'objet d'un véritable culte populaire.


 

Charles Péguy (19e - 20e)

“Il y a des larmes d'amour qui dureront plus longtemps que les étoiles du ciel.” - Charles Péguy

Né en 1873, ce personnage complexe, fut un écrivain, un poète et un penseur engagé de son époque. Il crée en 1900, sa propre revue « Cahiers de la quinzaine » où il expose ses prises de position sur le siècle naissant. Vie politique, religion, philosophie sont au cœur de ses œuvres aujourd’hui souvent méconnues. Officier d’infanterie, il meurt au champ d’honneur en 1914.

Péguy et Dourdan 

Il relate dans son poème « Présentation de la Beauce à Notre-Dame-de-Chartres » un pèlerinage qu’il effectue de Palaiseau (Charles Péguy y habitait) à Chartres en 1912 et 1913 au cours duquel il marque une étape à Dourdan « Nous avons pu coucher dans le calme Dourdan ». Il passe alors la nuit dans la maison familiale de son ami Henri Yvon, ancien camarade de lycée à Paris. « On nous a fait coucher dans le lit du garçon, vingt ans de souvenir était notre échanson, le pain nous fut coupé d’une main maternelle ». En hommage, une école primaire de la ville porte son nom depuis 1961.

En 2013, à l’occasion du centenaire de ce pèlerinage, l’association L’Amitié Charles Péguy décide de créer un chemin reprenant l’itinéraire suivi par l’écrivain. Ainsi est conçu et balisé un « Chemin Charles Péguy » entre Lozère (commune de Palaiseau, Essonne) et Chartres. Le Chemin Charles Péguy permet de (re)découvrir la vallée de Chevreuse, le Hurepoix, puis la Beauce jusqu’à Chartres. Long de 94 km, cet itinéraire peut être découpé en quatre tronçons.

Deux bornes d’entrée et de fin de sentier ont été installées par Dourdan Tourisme.

Itinéraire de randonnée "sur les traces de Péguy" : https://www.visorando.com/randonnee-itineraire-historique-charles-peguy-1912/

 

Joseph Guyot (19e - 20e)

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joseph guyot


 "Chronique d'une ancienne ville royale Dourdan : capitale du Hurepoix" par Joseph Guyot

Joseph Guyot aménage l'ancien grenier à sel, érigé dans la cour du château au XVIIIe siècle, en une agréable demeure avec tout le confort de son époque. Cette habitation conserve encore ses décors éclectiques et néo-gothiques. Sa fille vend le château en viager en 1961 à la municipalité, qui en devient pleinement propriétaire en 1969.

Roustam Raza (18e - 19e)

roustam

tombe roustam

Né vers 1782 à Tiflis en Géorgie. Mamelouk de Napoléon Bonaparte, il participe à sa toilette, à son repas entretient ses armes et fait fonction de garde du corps. Roustam Raza est l’un des rares personnages du Premier Empire à avoir participé à toutes les campagnes d’Espagne en Russie. Il est présent sur d’innombrables peintures du XIXème siècle, le plus souvent aux côtés de son illustre maître. Il quitte Napoléon 1er au lendemain de sa tentative de suicide au poison, après son abdication de 1814, effrayé à l’idée de pouvoir être accusé de tentative d’assassinat pour le compte de l’Angleterre. Il s’installe avec son épouse à Dourdan en 1834. C’est là que Roustam Raza s’éteint le 7 décembre 1845, sa tombe est visible dans le cimetière de la ville.

 

Jean-François Regnard (17e - 18e)

"Qu'un joueur est heureux ! sa poche est un trésor ; sous ses heureuses mains le cuivre devient or" - Jean-François Regnard ; Le joueur (1696)

Né en 1655 à Paris, Regnard est un auteur à succès des XVIIe et XVIIIe siècle. Après une période de voyages, de l'Italie à la Laponie, Jean-François Regnard rencontre le succès au théâtre avec ses comédies. "Le légataire universel" et "Le Joueur" sont ses pièces les plus célèbres. Auteur également de poésies, de romans et de récits de voyage, il s'installe au château de Grillon, à Dourdan en 1699. Il meurt en 1709 et est inhumé en l'église Saint-Germain l'Auxerrois de Dourdan où l'on peut encore voir sa pierre tombale. Le buste représentant Jean-François Regnard est visible dans le square Great-Dunmow de l'Hôtel de ville. 

Marie Poussepin (17e - 18e)

De Dourdan au Vatican

Marie Poussepin est née à Dourdan en 1653. Les parents de Marie Poussepin dirigent un atelier de confection de bas de laine et bas de soie et sont d'authentiques chrétiens. Le service des pauvres, des malades et des orphelins constitue une préoccupation quotidienne. Marie Poussepin, à bonne école, œuvrera très tôt dans ce sens. Elle reprend l'entreprise en 1680, à l'âge de 27 ans. Au moment où l'industrie de la soie périclite, elle mise sur la laine et elle est la première à introduire le métier à tisser dans l'industrie de la laine. En 1696, à 43 ans, elle confie l'entreprise à son frère Claude car elle veut se donner totalement au service des autres. Elle quitte Dourdan pour Sainville, en Eure-et-Loir, où elle décide de fonder une communauté féminine au service des pauvres, des malades, des orphelins.

Jusqu'à la fin de sa vie, Marie Poussepin se consacre à toutes ses communautés qui ne cessent de s'étendre et c'est dans la paix d'une vie bien remplie qu'elle s'éteint le 24 Janvier 1744 à l'âge de 91 ans. Le 20 novembre 1994, Marie Poussepin est béatifiée, à Rome, par le Pape Jean-Paul II. Aujourd'hui, sa fondation des Sœurs de la Charité Dominicaine de la Présentation compte plus de 3 000 religieuses répandues sur 4 continents.

La maison où vivait Marie Poussepin à Dourdan est aujourd’hui encore habité par des sœurs.